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[Daix] Daixism's world.

Flocon de Neige
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Dim 20 Jan - 22:28

Salut tout le monde !

J'inaugure cette partie avec ma galerie écrite, où il y a un peu de tout. Que de la prose, mais j'essaye d'avoir un style assez poétique ! Des textes courts, des paragraphes, des idées, des esquisses on va dire, rien de grandiose ! ;) Bonne lecture ! Donnez un petit avis si ça vous fait plaisir. :)


    Je revois le dernier de tes sourires. Je revois ta dernière larme, ton dernier signe, ton ultime trace de désir ; nos mains unies, face à la reine majestueuse de nos nuit portant sur nous le regard attendrie de celle qui a connu l’amour infini, croissant de bonheur dans un univers vide de toute vie, c’est elle que nos yeux admirent. Nos regards tournés vers le même horizon, vers le même avenir, nous avançons, suivant le lien qui nous guide vers le bonheur parfait qui nous unira l’un et l’autre face à l’éternité, face à l’immensité de celui qui nous a façonné ; puis nous courons, bondissant, libre, heureux, nous escaladons la montagne, nous traversons les rivières, se mouillant et plongeant, se contentant du bonheur simple de l’eau fraiche ravivant notre corps, et nous continuons. Grimper et toujours aller plus haut, riant des vents et marées et riant des dangers, nous continuons. La chute serait difficile, mais jamais la peur ne vient nous arracher à nos prises, car nos prises sont faites de sentiments plus forts encore que les plus sombres phobies ; car nos prises sont faites de nos regards. Ma peur s’envole sous tes sourires. Et nous y sommes, en haut de tout, sous le regard bienveillant de la lune, nos mains ne font plus qu’une et l’on se dit que rien ne nous enlèvera au bonheur de la contemplation de cette nature indomptable.
    Je voulais simplement te voir frémir, ne plus voir dans tes yeux le sombre voile de la mort, ne plus sentir en toi le désespoir et la maladie. Je voulais, une dernière fois, faire comme si plus rien n’existait, si ce n’est toi et ton sourire, tes yeux et l’avenir. Là, perché sur le toit de notre amour, j’ai enfin vu dans tes yeux l’éclat de vie. J’ai enfin compris ce que je t’avais offert ; j’ai enfin compris ce que tu nous avais offert. Souriante et pétillante, tu t’es tournée vers moi ; tes dernières paroles retentiront à jamais en moi. « Tout se passera bien. »
    Maintenant, tu pouvais tout lâcher, car tu tombais heureuse.

    Alors que je te ferme les yeux, je revois le dernier de tes sourires et je te remercie de m’avoir offert le bonheur simple de vivre.

    ---------------------------------------------

    Tu es une rose de cristal, rouge comme la couleur de l'aube, le lever du soleil que nous regardons, main dans la main, les yeux pleins de l'amour infini qui nous uni. Je te déclare mon amour, comme la lune déclare le sien au soleil, prenant les étoiles pour témoins de l'union sacré et inflexible, car tu es mon soleil, lumière dans mes pensées sombre, lumière dans mon cœur noir, lumière dans mes yeux, reflet de ta beauté quand je te vois. Tu es l'ange qui est tombé du ciel, chacun de tes sourires sont pour moi un fragment du paradis, tu es l'arc-en-ciel comme l'orage gronde sous mon crâne, tu es l'instant de bonheur qui donne un sens à ma vie, et ce sens, c'est mourir pour toi.

    Je t'aime car tu es la rosée du matin qui annonce la belle journée.
    Je t'aime car je sais que quand je suis près de toi, mon cœur est léger, mon âme en paix, je peux mourir à tes côtés, mais retenu par ton amour, je regarde le ciel bleu que tu nous as donné et je soupire en me disant que jamais je n'aurais rêver mieux que de sentir tes doigt enlacés dans les miens, reflet de nos âmes, reflet de nos cœur.

    ---------------------------------------------

    Larme.

    La larme traçait son chemin sur la douceur rosé, marquant de son empreinte humide le visage délicat qui marque à jamais la mémoire de l’homme souffrant et délirant. Lumière protectrice, symbole de puissance, d’autorité et de respect, le visage d’une mère est le dernier souvenir qui hantera l’homme mourant, l’homme fou. La larme, cette larme, celle qui, de sa trace inaltérable, insensible aux hivers et aux printemps, cette larme, elle coule dans les cauchemars de ceux qui ne veulent pas se réveiller, ultime tristesse, dernier adieu silencieux, le cœur en liesse et l’espoir vaincu, la perle salée qui vient mourir sur les lèvres vermeil qui chuchotent des mots que ses yeux trahissent, l’éternel mensonge de l’espérance malsaine que chacun s’efforce de croire, en vain. Les yeux sont traîtres. Tout se passera bien. Un sourire triste, désolé, un dernier regard, désespéré et l’enfant se dit qu’il ne faut pas pleurer, même si il sait que tout est fini, même s‘il sait que ce regard, ce regard-là, ce sourire, cette larme, jamais plus ils ne les reverraient. Ce visage, ce visage-là, jamais il ne l’oublierait. La larme de la mère qui meurt sur un dernier soupir.

    ---------------------------------------------

    Liberticide.

    « Vois-tu, il y a bien longtemps, j’ai connu un homme qui, comme toi, avait ce désir fou, cette volonté, que jamais je n’ai pu fissurer, comprendre et abattre. Il avait cette foi simple et tranquille qui habitait généralement les hommes sages et bons ; il avait foi en la vie. Il n’était pas de ceux qui considéraient cette vie si précieuse comme un simple jeu ou comme un couloir vide, obscure et macabre menant inéluctablement à la mort promise ; et en ça, il était parfaitement incompris du reste de l’humanité béate et stupide. Mais ce n’était pas un homme seul et solitaire pour autant. D’une sociabilité et d’une ouverture étonnante pour son âge, les gens l’aimaient, amour rendu et réciproque, sourire et enfantillage, la sagesse du vieillard ne laissait personne insensible et il appréciait leurs profondes naïvetés. Exemple pour des générations, je ne pense pas qu’il ait eu d’autre ennemi que moi, mais ça lui a largement suffit pour connaitre la peine maximale appliquée au philosophe désabusé qu’il était : il distillait goutte-à-goutte des idées, des soi-disant vérités dans l’esprit candide de ces âmes sans défense ; il prônait la liberté de pensée, mais il leur imposait ses idées ! Il racontait tout un tas d’injure à la réalité, plaçant la nature au centre du monde et injuriant l’homme moderne, sacrifiait leur sécurité au nom d’une liberté dangereuse ! Une liberté dangereuse ! Tentante, mais dangereuse ! Place à l’anarchie, chacun fait ce qu’il veut ! Tuons nos frères et violons nos sœurs ; détruisons l’ordre, aligne ton père contre le mur ! Exécute le, nom d’un chien ! C’est lui qui t’as privé de ta liberté. Prends l’amour de ta mère et étouffe le, étrangle-le, il t’emprisonne ! C’est ça, la liberté ! C’est l’anarchie abstraite des désirs de chacun. Je refuse cette liberté. Je refuse de voir votre chaos triompher. Je refuse de voir notre monde corrompue par la violence des rêves humains ! Et je refuse qu’une personne, aussi sage soit-elle, nous pousse dans les bras écailleux de la liberté, dans ses mains griffues qui nous montrent la lune en nous disant que c’est le soleil ! Je refuse ce mensonge utopique ; la liberté, c’est le chaos. Vous pensez que la Nature est l’allégorie de cette liberté ; c’est la Nature qui nous emprisonne ! Ce sont ces lois qui nous limitent ! La nature n’est pas liberté, la nature est ordre. Vous n’êtes que d’irascible vieillard qui ne voient que ce qu’ils veulent voir. »

    ---------------------------------------------

    Journal d'un homme.

    « Les jours n'ont plus d'importance. Les heures défilent, la nuit tombe, c'est tout, et ça n'a plus d'importance. Je ne sais si, un jour, cela en a eu. Sûrement, quand j'étais heureux - J'ai été heureux. Je le sais, au plus profond de mon être et ma mémoire s'en souvient. Ma mémoire se souvient de leurs sourires, de leurs voix et de leurs yeux. Ma mémoire se souvient de ces jours ensoleillés. De son sourire. De sa voix. De ses yeux. Il était rayonnant. Elle était claire et douce. Ils étaient si profonds. Si profonds qu'il m'arrive encore de me perdre dans cette étendue violette quand je m’endors en espérant la rejoindre. Je n'ose penser à celle qui a comblé ma vie durant ces dix dernières années. Je n'ose penser que...
    J'avais pourtant réussi. Je les ai tous retrouvé. Enfin. Tous. Ils sont tous morts. Tous assassiné par ma main, mon couteau tâché de leurs sangs impurs, leurs sangs de traître. Un à un, ils y sont tous passé. Même lui. Lui... Ce fut le dernier à mourir. Je connaissais tous ses faits et gestes. Je savais ce qu'il faisait à n'importe quelle heure. Ce qu'il manigançait. Avec qui il parlait. Il savait que j'allais lui tomber dessus. Il n'était pas censé savoir quand. J'avais prévu de le tuer pendant qu'il négociait avec un de ses clients. Un autre pigeon. Je pensais que le chaos engendré me permettrait de m'échapper. J'avais l'habitude.
    Mais il savait. Il avait prévu. Il était au courant. Il était préparé. Je le hais autant que je me hais. Ce n'était pas un humain. Son geste n'était pas humain. Ses actes ne l'avaient jamais été. Il savait que j'étais là. Ma seule solution était de l'attaquer de face. De faire abstraction de ses gardes et de son sourire de charognard. Combat ou meurt. J'étais prêt.
    Puis j'ai croisé son regard. Le regard de l'enfant qu'il menaçait d'un couteau. Ses yeux bleus. Son visage humide, mouillé par les larmes. Ses traits déformés par la peur. Elle restait belle. Sa voix qui appelait doucement à l'aide, ses yeux qui l'implorait. Elle était magnifique. Ses yeux violets.
    Ceux de sa mère.
    Ma fille.
    Je ne pouvais rien faire. Je suis désolé. Je le suis tellement. Je me déteste autant que je le déteste. A mourir. J'ai tenté... j'ai tenté ! Je le jure, j'ai essayé de l'aider, de la sauver... Je voulais la serrer contre moi, une dernière fois qui durerait l'éternité et lui dire combien elle est belle. Combien je l'aime. Combien elle me rend heureux. Mais ce chien la tenait, comme il l'avait tenu deux ans plus tôt.
    Alors, j'ai sorti un coutelas de ma poche. J'ai vu sa lame entaillé la gorge de ma fille, sa bouche sortir des mots que je ne comprenais pas, ses yeux rempli d'une haine que jamais je n'oublierais. J'ai levé mon bras et j'ai lancé le couteau, tandis que des larmes de rage courraient sur mes joues.
    Je visais la tête du monstre.
    J'ai croisé son regard une dernière fois, ses yeux bleus...
    La lame ne l'a pas atteint. Le monstre a échappé à sa mort.
    Pas elle.
    Maintenant, c'est fini. Je m'en vais. Je ne peux plus... je ne plus continuer. Je ne veux pas continuer. Je me souviens encore de son rire quand il vit mon erreur. Je me souviens de lui, de sa tête de serpent, de ses mots empoisonnés, de ses promesses trahies. Je me souviens d'elle. De ses larmes, de son désespoir, de sa souffrance, de son cri de douleur étouffé, de ses yeux et du bonheur. Je me souviens qu'il s'est approché de moi, souriant, vainqueur. Car vainqueur, il l'était. Je suis tombé à genoux, les larmes brûlaient mes joues, le désespoir brûlait mon cœur. Son visage était presque collé au mien. Et ses mots... sonnaient pour la première fois vrais.
    Tu n'es plus rien.
    Mon couteau transperça son cœur. Mais il s'y attendait. Il le voulait. Dans son regard brillait la dernière lueur de sa victoire avant de laisser place à la douleur. Mais aucune surprise. Je sens mes larmes tombées sur le papier. Tombées sur le sol dallé. Me vider.
    Je suis mort avec elle. Je me suis tué. C'est la dernière fois que j'écris. Et ce geste aura été le dernier que j'aurais accomplis. Je me hais. Ne pas oublier, ne l'oubliez pas. Je veux que son souvenir vive, et me survive.
    Je ne suis plus qu'une machine à tuer, une arme de guerre.
    La mort a oublié son vrai nom.
    Mais Daix, ça sonne bien. »


Ce sont mes créations les plus personnelles.




"Vous n'êtes pas des machines, vous êtes des hommes ! Soldats, au nom de la démocratie, unissez-vous !"



Déesse Glacée
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Ven 25 Jan - 20:12

Enfin j'ai trouvé le temps pour lire tes écrits le poète. Tu ne démérites pas, c'est toujours superbe. Y'en a deux où j'ai super bien accroché : Journal d'un homme et liberticide. Les phrases sont bien tournées j'adore. (:
Des fois c'est un peu répétitif, mais ça ne dur jamais longtemps.

Vivement la suite de tes futurs oeuvres sir Daix. **





« Ce qu'il y a de bien avec la neige, c'est que c'est biodégradable. Enfin, seulement à court terme. »
Flocon de Neige
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Ven 22 Fév - 17:19

Un nouveau petit paragraphe !

Cauchemar.


    Les ombres noires autour de lui hurlaient. Leurs cris stridents l’empêchaient de se concentrer, perçant ses tympans et monopolisant son ouïe. Elles se rapprochent doucement, mais elles semblent si loin qu’il les voit floues ; et pourtant, il peut sentir leurs odeurs fétides caresser ses narines, se mélangeant à celle du sang et de la pourriture. Il voulut vomir de dégoût alors que l’odeur l’envahissait. Elle infestait chacun de ses pores, se glissait dans ses os, elle devint forme, il put la voir avec ses yeux révulsés, l’odeur dégoûtante de la mort face à lui – et les ombres au loin riaient. La forme n’en était pas réellement une, elle semblait aussi immatérielle que l’air, mais il la voyait, il la sentait, tout autour de lui et en lui. La poussière semblait être son allié, les ruines autour de lui semblaient fondre sous l’aura malfaisante de la mort. La pierre noire se diluait sur la terre, et s’étalait telle une mare de boue sous les pieds de l’homme, qui se sentait engloutit. Cependant, il restait campé sur ses jambes devenues frêles et tremblotantes, agrippant son poignard face à un ennemi aussi invincible que le temps. Un ennemi qui attaquait directement son cœur et son âme pour en faire des entités aussi sombre que lui-même ; l’homme ne pouvait combattre. La puanteur plongea dans son cœur et ses coups dans le vent ne l’arrêtaient pas. Aucune force au monde n’en est capable. L’homme tombe à genoux, son regard embrasse les ruines qui s’effondrent mollement ; une larme s’échappe et se perd dans la pluie. Et les ombres noires autour de lui hurlaient.


"Vous n'êtes pas des machines, vous êtes des hommes ! Soldats, au nom de la démocratie, unissez-vous !"



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